vendredi 31 décembre 2004

Allégories



Etats opposés, à couleurs égales. Rotation du format, répartition des tonalités.
Les sensations sont musicales, à vous de choisir les morceaux pour accompagner vos yeux…
Entrepôts vétustes, chaussées défoncées,
ordures jonchant les trottoirs, Barcelone au bord de l’eau…
Et pourtant, avec cet horizon et la mer à nos pieds, c’est toute la ville qui résonne, qui rezone !


Une sorte de happening, réalisé durant les noces royales espagnoles de 2004.
Une réflexion sur les mariages improbables qui pourtant en imposent
par leurs multiples lectures possibles, tant qu’ils restent beaux !

Le Yin et le Yang, vus par la sagesse indienne : le principe féminin et le principe masculin.
Ils se complètent évidemment, les séparer serait dommage…

Une fenêtre ouverte sur un univers en apesanteur.
Une bonne occasion de lâcher tous les repères
et de plonger dans votre inconnu. Les apparences seront trompeuses.
Un sujet politique complexe. Un territoire superbe.
Entre montagnes, plaines et mer, s’étend un espace de liberté.
Pour paraphraser Aragon, la Catalogne pourrait être l’avenir de l’Europe.

Droiture et obsession d’un peuple : les couleurs basques abîmées dans leurs textures.
Mais aussi la lente oeuvre du temps sur les façades offertes aux touristes.
L’identité vaut-elle tous ces maux?
Digérer les parcours de son époque, les donner à voir. Voilà une oeuvre d’artiste.
Et pas seulement dans la grande histoire, mais dans celle de chacun de nous.
De tous ceux qui sont passés devant cette toile blanche avec l’envie d’y laisser une trace. 
Tel un chef d’orchestre, j’ai tenté de relier les pages. 

Une oeuvre de commande, jamais retirée, ni payée, d’un commun accord…
Pour un entrepreneur, Rami, qui souhaitait un portrait !
Prévenu pourtant que je laisserais libre cours à mon interprétation… de sa vie.
Quoi de plus étonnant, déconcertant, que d’imaginer les couleurs avant qu’elles ne se mélangent.
Qui fait le premier pas, qui cède á l’autre…
Sur mes palettes, pinceaux, cela reste une alchimie qui ne cesse de me ravir.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire